03.01.2006

Opération Bruxelles en modus...

Tout commence comme il faut...

ou presque...

Fred a oublié que j'arrivais et m'attendait une heure plus tard, l'animal... Boaf, rien de grave, on sera même pas à la bourre, d'abord...

On va chercher la voiture, et on se rejoint chez Luigi... Une tite renault modus, pas mal, sympa, roule bien, mais la vache, qu'est-ce qu'on est serrés et mal assis à l'arrière à trois...

Et je vous parle pas de la place du milieu, celle qui vous mets les fesses comme une pomme pour une marmelade (en purée quoi...).

Et pi il fait froid... Ca commence à cailler vraiment... On récupère Fanny et on va faire les courses. Comme on est jeunes et insouciants, et surtout qu'on sait pas viser juste, on va en prendre comme pour si on était 12 à bouffer... On sait jamais, si la guerre éclate pendant la nuit, ça pourrait nous permettre de tenir pour rouler jusqu'en Suisse...

Et pi au sortir du supermarché, on va chez la merguez. Fanny retourne chez elle (au passage, désolé de pas avoir remarqué de suite que t'avais fait ton brushing)... On discute, on regarde un peu le net, faits pas super chaud... Pi surtout, les appels ont commencé à fuser pour nous prévenir. "Gaffe les djeunes, ça glisse grave dehors..." Mes parents ont mis 1h pour faire 25 km, Pg du rang a déboîté l'avant de sa clio (steuh burne, j'vous jure...), la mère de Fanny veut plus la laisser partir...

Faut dire que la darky, elle a vu 5 accidents en 7km, ça vous refroidirait une baraque à frites en moins de 15 secondes ça... Encore que nous on se dit juste qu'elle psychote comme une folle pour rien, ça va quoi, ça glisse un peu, la belle affaire... Beh... En arrivant au macdo, on s'aperçoit l'un après l'autre que finalement, on va faire un peu de concurrence à Candéloro... (sauf que nous, on est pas tombés sur la dernière difficulté, ce satané passage piéton qu'a failli nous envoyer au tas...) Finalement, le psychotage de Fanny a eu du bon, on a fini par vérifier ses dires et on s'est aperçu que l'autoroute A7 était fermée à Valence... On aurait eu l'air cons, tiens... Du coup, on va passer par Clermont-Ferrand, le pays du pneu, la patrie de la Merguez... (et une attaque personnelle, une !).

Du coup, on va chercher la Fanny chez elle, à 7 km de là, donc... Le genre de truc que tu fais avec une panda en 10 minutes quand t'es pas en forme... Pour le coup, il nous a fallu à peine plus... Oh si peu... Genre, 1h15, quoi... On a pas dépassé le 18 km/h entre la sortie de l'autoroute et la baraque à la miss... Beh on est pas arrivés dis donc... Et en plus une fois là-haut, une fois franchi l'obstacle de ce *tûûûût* de verglas qui glisse (en plus, l'animal...) il fallait franchir la difficulté de lui rentrer son sac dans le coffre... Ah ces gonzesses alors... Un voyage de 3 jours et des fringues pour 3 ans... Mais pire que ça, il y avait ensuite le redémarrage... Le truc qui consiste à faire repartir la voiture sur chaussée glissante en pente dans le sens opposé à la marche (on devait monter quoi) avec des pneus sans clous sur la voiture et un pneu sans clous aux chaussures, qu'un peu plus, jamais il s'arrêtait de descendre tout seul comme un con... (oui, je m'auto-vanne...). Finalement, on a réussi à repartir quand même parce qu'on avait eu le flair de prendre avec nous le fils caché de Sébastien Loeb et Juha Kankhunnen...

 

Et pi alors sur la route, rien de chez rien... A part un peu de brouillard avant Millau (ou après, je sais plus, j'étais frais comme une huître sortie de l'eau depuis 15 jours), à part une paire de radars par-ci par-là, à part un paumé ou deux, comme nous, que dalle, zéro, le néant... C'est au moins ça de pris, quand on sait qu'on aurait pu se farcir le déluge... Un café ou un chocolat de temps en temps, et ça repart (ouais, je sais, en général, c'est avec Mars que ça repart, mais on avait pris qu'un paquet de Twix, alors ça va hein, on va pas se faire caguer à trouver un bon slogan)

 

Et pi au bout de la nuit, au bout de 10 longues heures de route marquées par rien d'autre que la crise de flatulences de la merguez, nous arrivons enfin à Bruxelles... Il est 8h30 à peu près... A partir de là, gros coup de cul pour trouver le centre ville et l'auberge, on a presque pas galéré... Par contre, pour l'auberge de la merguez (oui, encore lui) voilà pas le sketch... Monsieur se souvient d'une adresse, on y va, et bien sûr, il a retenu l'adresse de l'auberge à laquelle il a pas reservé, le con... Ah bravo... Passée l'envie de lui bouillaver sa tronche, on cherche un plan et là, désolé de ma la péter sévère, mais si j'avais pas été là, franchement, j'en connais deux ou trois qui chercheraient encore l'auberge... (et pan, encore une attaque perso !) En plus, il est à côté de la rue où y a tous les sex-shops, au moins, s'il se fait caguer, il pourra aller se divertir... Sortis de là, on va bouffer, près de notre auberge à nous...

 

Arrivés dans ce resto, blindé comme un âne, on se fait servir par le serveur (oui, redondance, et alors, j'ai le droit nan ?) le plus aimable qui soit... La porte d'entrée de Villeuneuve les Maguelone à côté, t'as l'impression que c'est l'entrée du paradis, tenue par Clara Morgane... genre on y arrache la gueule à chaque question... Ca va que ma choucroute était bonne, sinon... Oublions tout ça, il est l'heure d'aller pieuter, nous qui n'avons depuis 30h que 30 minutes de sommeil environ...

 

On se met au lit, on tire les rideaux, on éteint la lumière, tout est prêt pour une séance de comatage en règle...

Et là, on sait même pas pourquoi, Fanny elle a commencé à rire toute seule comme une cinglée, sans pouvoir s'arrêter... Soi-disant que Luigi racontait des conneries... Fred, lui, a dit que c'était le neurone gauche qui avait raconté une blague au neurone droit... Ce qui semble plus plausible, si l'on envisage que le crâne de Fanny abrite des neurones... (et pan, plein dans les dents !).

 

 

Ceci est donc la pause sommeil qui nous a occupé de 14h30 à 17h30 environ...

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Fanny, ta gueule ! (oui, on continue à s'insulter gratuitement pendant notre sommeil...)

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17h30, on rouvre les yeux, on va se faire le gueuleton du réveillon... Vous savez, celui qu'on a prévu pour 12 personnes alors qu'on est que 5... Et qu'on en aura bien laissé la plupart finalement... Sauf pour le saumon fumé, que la merguez aura terminé au retour dans la voiture dans une fantastique imitation de Larry Kubiak (de Parker Lewis). Sauf que Kubiak, lui, il le mangeait plutôt en entier le saumon dans mes souvenirs...

 

Après la séance de danse salsa par Fanny et la séance tofs par tout le monde, on file chez Johnny, pour fêter la nouvelle année toutes les heures. Une ambiance de fous, des tubes ringards à souhait, et une fois encore, le charme de Buzzlec qui a fait toute la différence... Quel tombeur ce type... M'enfin à 3h30, légèrement émoussés par les 1000 km effectués, on est quand même allés dormir (oui, encore...). Jusqu'à 10h, j'vous raconte pas le bien fou... Sauf qu'à 10h, on s'est fait foutre dehors par les gérants de l'auberge parce qu'ils nettoyaient les chambres et qu'ils veulent plus personne dedans...

 

C'est là que se jouent les sketches à répétition de la merguez (on va dire que je l'attaque sans cesse, mais qu'il arrête d'être une proie facile aussi, hein...). Pendant que nous l'attendons au chaud, dans la bagnole, lui patiente 20 minutes pour rien à l'accueil de son auberge, se trompe de sens au tram, suit une personne encore plus paumée que lui, attends un bus à un arrêt qui n'est plus desservi depuis 10 ans (et quand je dis 10 ans, c'est 10 vraies années...). Alors avec Luigi, marre de patienter, on va aller se balader pas très loin... Fred et Fanny restent dans la voiture...

Eh, sans dec', comment on est balèze avec Luigi, on chope une rue, on tourne à droite, une fois, on voit un attroupement, on prend une tof ou deux, et voilà pas qu'on tombe sur l'aut' mioche en train de pisser... The Manekenpis en direct live devant nous, et sans le faire exprès en plus... Enormes, j'vous dis... Sauf que... Ensuite, on se l'est plutôt joué perdu quoi... Enfin non, pas perdu, mais en revenant à la voiture, y avait plus personne, donc on s'est dit ils ont filé à la grand place sans nous... Sauf que nous, quand on y arrive à la grand place, beh on les voit pas... Et pour cause, ce que j'ai pris pour la grand place (c'est ma faute, mea culpa, j'assume), c'était en fait la place royale... On pouvait les chercher les autres... Aussi on se disait qu'elle était nulle steu place et que y avait rien dessus... On a quand même réussi à retrouver les autres devant l'aut' mioche toujours, avant d'aller manger sur la grand place, la vraie cette fois-ci...

 

Un resto où on a été servi tellement lentement que même moi, je finissais par plus en avoir faim... C'est dire... 2h30 pour une entrée, un plat, un dessert... Et une addition de malade aussi, tiens... Le genre qui te lance une attaque cardiaque en bonne et dûe forme si t'es pas physiquement préparé avant ou si t'as déjà subi un triple pontage coronarien...

 

Enfin bon, on a quand même payé, hein... Et pi on a fini par repartir... Toujours sans encombres... sauf à Paris... Ah, Paris, et ses légendaires bouchons... Passé celui du péage, on s'est bien marrés à se dire que y en avait qu'étaient pas arrivés sur l'autre voie... Et de là, jusqu'à Clermont, plus rien... Si, bon, Luigi a descendu en flèche Goldman et Berger quand on a mis les cd... 'foiré, va !

Et pi vers Clermont-Ferrand, le pays du pneu, la patrie de la merguez (et pan, de nouveau en pleine tête !) voilà ti pas que la neige fait son apparition ? Et beh vi mesdames et messieurs... Comme je vous le dis, des flocons tellement gros que si tu sors, t'en prends un sur le crâne, chuis sûr qu'il t'amène à l'hosto... Du coup on a roulé pendant 3 ou 4 heures à 30 km/h... Enfin je sais plus trop parce que c'est le moment que j'ai choisi pour écraser comme un sauvage. La merguez était déjà malade depuis au moins 300 bornes de son côté, Luigi était tombé amoureux de mon épaule musclée et confortable, à tel point qu'il voulait plus la lâcher... Et après avoir quitté notre place de parking à 16h30, nous voilà revenus à Montpellier à 5h du mat', aussi vivants qu'un octogénaire un jour de canicule... Sauf que ça caillait encore grave, le verglas en moins... Que Candéloro se rassure, il a finalement gardé son titre...

 

On lâche Fanny, on lâche la merguez (définitivement moins frais qu'un yaourt périmé depuis 4 ans...) et on va finir de pieuter chez Luigi...

 

Il est 5h15, ainsi s'achève le réveillon du jour de l'an le plus barge que j'ai jamais fait, celui qui sera pour longtemps le plus grand de tous...

Commentaires

loool pour les photos où la majorité ne représente pas la ville ! :oD Que des trucs délabrés et une seule photo de la grand-place ! Ah la la ! Les originaux quand même !

Eh oui ! Il ne faut absolument pas aller manger ou boire un verre sur la grand-place même ! Strop cher ! Ils en profitent à mort ! Par contre, il y a une rue à pitas tout près de la grand-place ! ;o)

Beaucoup de route pour peu de temps là-bas !

Ecrit par : mat | 03.01.2006

toutes tes remarques sont sages et justes Mat...

mais je te l'ai dit, nous sommes jeunes et fous, insouciants, et un peu barges aussi quand même... :p

Ecrit par : le do | 04.01.2006

Je sais je sais... :oD
La jeunesse quand même !! :oD

Ecrit par : mat | 04.01.2006

Mainant je veux le récit total et complet de "L'opération je vais au ski avec Fred".

Et n'oublie pas les gamelles :D

Ecrit par : Môaaaaaaaaa | 23.01.2006

Euh beh mwa, j'ai fais des crêpes devant Patrick Sébastien -_-
ça donne envie einh ?

Ecrit par : Le nelphéléphant bleu | 25.01.2006

trèèèèèèèès *tit smiley rouge bien pratique...*

Ecrit par : le do | 25.01.2006

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