12.06.2007
Bébé Maurice...
Vous croyiez avoir tout vu ?
Vous pensiez que cette jeune fille anonyme (c'est son nom, A. Nonyme) était quelqu'un de sérieux ?
Détrompez-vous !
Le blog du do est là, sur la brèche, pour vous faire parvenir un scoop comme vous n'aurez plus l'occasion d'en voir de sitôt par ici... (L'explication est d'ailleurs toute simple... Si tout se passe comme prévu, je devrais pouvoir visiter le lit du canal de la Meurthe sous peu, les pieds chaussés dans une délicate paire de pantoufles en béton...)
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06.03.2007
C'est bientôt l'heure...
Rien n'était sorti de ces pages depuis décembre dernier, et j'avoue que moi le premier je n'avais rien de plus à ajouter ici...
Mais ce soir, un truc s'est passé... Enfin, rien de très particulier, ou de mystique, juste une envie de faire gaffe à pas recommencer les mêmes conneries qu'il y a presque cinq ans...
Mais parce que je ne me sentais pas la carrure de jouer au donneur de leçon ici même, pour les quelques gens qui lisent encore ce lieu (si si, il en reste, j'ai des stats hallucinantes qui le prouvent...), j'ai préféré laisser, une fois n'est pas coutume, la parole à ceux qui savent l'utiliser, à ceux qui savent additionner les mots pour former les phrases qui percutent.
Parce que le fascisme est passé hier, et pour qu'il ne passe plus demain, voici de quoi faire attention pour les mois à venir, si ce n'est plus... Merci de lire ces textes en particulier si vous avez pu être tenté un seul jour, une seule seconde...
Orange
Mélangeons !
Métissons !
Unies soient nos cultures
Pratiquons la raison
Bénie soit l'ouverture
Y'a tant de cons si ce n'est des prophètes
Aboyant leurs opinion nées d'idées toutes faites
Les pressions, les tensions, les temps sont assez durs
Pour laisser progresser, pavoiser les ordures
Se regarder pisser, préparons le futur !
L'identité ce n'est pas la caricature...
Mélangeons nos cultures
Pratiquons l'ouverture
Mélangeons nos cultures
Pratiquons l'ouverture
Combien de temps faudra-t-il?
Pour qu'on comprenne que rien n'est ni noir ou ni blanc
Je nie tous les extrêmes...
La mort au tournant
Combien de temps faudra-t-il?
Pour qu'on comprenne qu'on n'a pas besoin d'être noir ou blanc
Pour être un con, un imbécile ou un gland
Mélangeons nos cultures
Pratiquons l'ouverture
Mélangeons nos cultures
Pratiquons l'ouverture
La tolérance n'a rien d'un fait étrange
Mais tant le nient... Putain de mairie d'Orange !
Attention ! Innovation !
Attention ! Tradition !
Attention ! Pas de cas de fusion, d'relation, d'intrusion
A tirer la couverture trop près de soi
La moisissure naît, c'est la nature qui veut ça...
Mélangeons !
Dira-t-on encore ?
Dira-t-on encore "je n'croyais pas
Que pouvait compter ma voix" ?
Dira-t-on encore "je n'croyais pas
Que ma voix défendait mes droits" ?
Dira-t-on encore "je n'croyais pas
Que ce droit était devoir" ?
Encore et encore, les revoilà
Et parfois c'est déjà trop tard !
Faut dire qu'ils viennent comme on hante des murs ?
50 ans a peine, déjà ils se fissurent
Et se font les chants de la haine
Les cancans les plus obscurs
Au nom du sang, en rengaine
Les slogans ne sont plus murmures
Par cieux et monts les vieux démons nous observent
Des catacombes à l'ombre de nos pas
Et si dans l'homme, un con dort, de sa réserve
Si il en sort, des condors il sera le repas
Qu'on ne les voit pas, ils sont là
Qu'on ne les voit pas, ils sont là
Planent et tombent sur la proie
Diront-ils encore "je n'croyais pas
Qu'ils allaient salir l'histoire" ?
Diront-ils encore "je n'croyais pas
Qu'on ouvrait la boite de Pandore" ?
Diront-ils encore "je n'croyais pas
Qu'ils rêveraient d'ire et de gloire" ?
Encore et encore, on en est là
Savent-ils pourquoi autant sont morts ?
Faut-il qu'ils viennent comme on traîne une blessure ?
La plaie ouverte à peine que les hyènes accoururent
Les diseurs de bon aventure
Les bonimenteurs obscènes
Qui rassérènent et rassurent
Les bonnes gens de bonne graine
Faut-il qu'on ait la gueule dessus
Pour qu'on sente ce qu'est l'extrême ?
Faut-il rependre les pendus
Pour finalement qu'on comprenne
Que la liberté est un dû
Et que ça vaut bien la peine
D'honorer ceux qui l'ont voulu
Contre ceux qui le gangrènent ?
Dira-t-on un jour "je n'pensais pas
Mais l'on pensait pour moi" ?
Diront ils un jour "je n'croyais pas" ?
Diront ils un jour "je n'croyais pas" ?
Le devoir de mémoire
Le devoir de mémoire - Des brûlures de l'histoire
A l'usure des brûlures de l'histoire (l'histoire !)
A l'homme mature, on eût pu y croire (y croire)
A mesure des brûlures de l'histoire (l'histoire !)
A l'homme mature, c'est sûr on ne peut plus y croire...
Qu'a-t-on fait du devoir de mémoire ? (faut croire !)
Que pas assez connurent l'abattoir (histoire !)
De crever pour des idées illusoires (faut croire !)
Que le passé de l'homme est sans cesse recommencé...
Extermination (ce n'est pas loin !)
Discrimination (retiens le mot nation !)
Collaboration (ce n'est pas loin !)
Attention sinon (hier sera demain !)
Le devoir de mémoire - Des brûlures de l'histoire !
A ceux qui croient au front national (question !)
Se souviennent-ils de la solution (finale ?)
Car en 33, ce genre d'idéal (réponse !)
En 45, ce n'étaient que morts par millions...
A ceux qui disent préserver Marianne (c'était !)
En la violant de sa fraternité (son âme !)
A ceux qui passent vite du coq à l'âne (pour des !)
Idées qui sont à court terme le son du canon...
Extermination (ce n'est pas loin !)
Discrimination (retiens le mot nation!)
Collaboration (ce n'est pas loin !)
Attention sinon (hier sera demain !)
39/45 c'est pas loin, 39/45, c'est demain,
Non on n'est à l'abri de rien...
39/45 c'est pas loin, 39/45 ces deux mains
qui se sont transformées en poings !
Quand on s'aperçoit que des anciens votent Le Pen, la peine !
On s'aperçoit de toute la connerie humaine...
Des résistants de la dernière heure,
plus précisément des tondeurs qui oublient ce que la vie enseigne.
Paris, non Paris ne s'est pas libéré par lui-même.
Au moins retenons un point : tout le prix de la haine...
Le devoir de mémoire - Des brûlures de l'histoire
A ceux qui sont tombés pour la France (tombés !)
Quand les Français criaient "vive Pétain" (putain !)
Des Jean Moulin dans la résistance (comptez !)
Y en avait sous Vichy que les miliciens...
Aux étrangers tués sur nos plages (donnés !)
Aux mitrailleuses pour nos vies nos li- (bertés !)
Les Trente Glorieuses les combats passés (passés !)
Ils tournent la page et gueulent qu'ils repartent à la nage...
Extermination (ce n'est pas loin !)
Discrimination (retiens le mot nation!)
Collaboration (ce n'est pas loin !)
Attention sinon (hier sera demain !)...
Unis
( Ils n'ont qu'un paramètre
« être ou ne pas être »
Ils n'ont qu'une distinction
« être ou ne pas être » )
Qu'on naisse "rouge" autant que l'Apache
Qu'on naisse "noir" quand le soleil passe
Qu'on naisse "blanc" autant que je sache,
On reste "sang" pour "sang" dans la masse...
Tous sur la même terre et ce n'est que le pile ou face
Qui décide du reste mais bien humaine est notre race.
Tous sur la même terre et ce n'est que le pile ou face...
Soyons solidaires, soyons habiles et faisons face !...
Con n'est-ce pas ?
Protestant ou pas...
Con n'est-ce pas ?
Catholique ou pas...
Con n'est-ce pas ?
Musulman ou pas...
Con n'est-ce pas ?
D'en venir aux armes...
Tous sous la même terre et ce n'est que le pile ou face
Qui décide du reste mais bien humaine est notre race.
Tous sous la même terre quand la folie reste en surface,
Dans les cimetières les morts s'empilent, non ne s'effacent...
Qu'on naisse Russe ou Américain,
Qu'on naisse Suisse, Asiatique, Indien,
Qu'on naisse Serbe ou Monténégrin,
Qu'on naisse Belge, Africain, Cubain...
Tous sur la même terre et ce n'est que le pile ou face
Qui décide du reste mais bien humaine est notre race.
Tous sur la même terre et ce n'est que le pile ou face
Soyons solidaires, soyons habiles et faisons face !...
( Ils n'ont qu'un paramètre
« être ou ne pas être »
Ils n'ont qu'une distinction
« être ou ne pas être » )
Tous munis de l'envie d'exister !
Tout s'unit dans ce lit qu'est l'humanité !
Tous munis de l'envie d'exister !
Tous unis dans ce lit qu'est l'humanité !
Unis ! Unis ! Unis ! Unité !
Tel homme telle peau !
Mais de la terre est l'essence...
Tel homme telle peau !
Tout est critère de naissance...
Tel homme telle peau !
Mais de la terre est l'essence...
Tel homme telle peau ! Un seul drapeau celui de la tolérance !
Même si les salissures de l'histoire
Sont bien dures, sont si dures à ravoir.
L'existence est notre unicité.
Tolérance en nos diversités...
Unis, unis, unis dans nos sens...
Unis, unis, unis dans l'essence...
Oui, candide. Mais je m'plais à le penser...
Plus sordides seront les plaies à panser...
Solidaires dans la danse !
Solidaires dans la danse !
Solidaires dans la danse !
Dans l'existence !
La Ruda Salska
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28.09.2006
La tranchée des baïonnettes
Secteur de Douaumont, Meuse, le 11 juin 1916.
57 hommes du 137e Régiment d'Infanterie de Ligne qui se préparaient à un assaut sont enterrés vivants par l'explosion d'un obus.
Entre le 10 et 12 juin 1916, a eu lieu à cet endroit un effroyable bombardement.
Les fusils émergeant du sol marquaient l'endroit ou certains soldats avaient été enterrés vivants dans leur tranchée, et on baptisa le lieu « la tranchée des fusils ». On la renomma par la suite " tranchée des Baïonnettes ", un nom plus tristement évocateur.
Très impressionné par ces images, un banquier américain du nom de Georges T. Rand fit don de 500 000 francs pour la construction du mémorial qui abrite le site.![]()
En juin 1920, le secteur fut fouillé par des équipes de travailleurs immigrés indochinois et italiens, travail particulièrement pénible, parmi les rats et les moustiques qui infestaient l'ancien champ de bataille. 47 corps furent mis au jour, dont 14 furent identifiés.
Plusieurs versions différentes ressortent pour justifier l'histoire réelle de cette tranchée.
L'une d'elle, celle du Lieutenant Polimann, explique que ce sont les Allemands qui, à la suite de la prise de la tranchée après les bombardements, ont enterrés les morts Français dans le boyau et ont laissé dépasser les fusils en guise de croix à côté de chaque soldat Français...
Le Lieutenant Foucher, autre rescapé du 137e, raconte que les fusils étaient posés contre le parapet de la tranchée parce que les soldats avaient les mains prises par les grenades dont ils devaient faire usage en premier, au moment du bombardement fatal. Lorsque la terre recouvrit les soldats, les fusils furent eux aussi prisonniers, la pointe dépassant de la surface...
La légende raconte qu'aujourd'hui encore, les morts montent la garde de la tranchée dévastée...
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08.06.2006
Le do sauvé des eaux...
C'est ainsi que l'on pourrait un jour faire un film sur l'édifiante aventure qui m'est arrivé ce 7 juin au matin...
Y avait tellement de flotte que j'aurais pu faire de la figuration dans "L'aventure du Poséïdon"... Presque Titanic, les glaçons en moins...
En fait, à 5h20 du mat', sortant d'un sommeil long et profond, j'entend, j'ouïe des bruits de gouttes... Plic ploc plic ploc plic ploc... Et là je me dis: "t'es trop con ! t'as dû laisser un robinet ouvert et ça goutte depuis hier soir"
N'écoutant que mon courage, quittant la chaleur de mes draps pour la froidure du reste de la pièce, je descend les échelons de l'échelle de mon lit (oui, j'ai un lit mezzanine...) Et là, quelle ne fut pas ma surprise de voir que la première chose en contact avec mes pieds n'est pas le sol, mais de la flotte... Et qui mouille en plus, sacrebleu...
J'allume la lumière et je constate... Je constate l'étendue de la marée noire translucide... Ici Marsillargues, y a de l'eau partout... Une bouée vite, je sais pas si j'aurai pieds tout le temps...
Je me saisis de ma lampe torche, je suis ce qui semble être un cheminement, me fiant aussi au bruit des gouttes et j'arrive devant le placard du cumulus... Argh, me dis-je... Si c'est mon mien qu'a claqué, chuis pas dans le caca...
Beh nan, c'est point le mien qui a clamsé... C'est celui du voisin du dessus... Alors je m'habille, je monte, et je tape. Personne. Mais au moins, ça sent pas le mort... Donc le type doit être vivant... Mais au moins absent, vu ce que j'ai tapé...
Alors j'ai pas le choix... Téléphone, 18, allô les pompiers de Nancy, il pleut dans ma maison... Ok on arrive... C'est marrant de voir les collègues qu'on va relever 1h30 plus tard se pointer chez vous... Sur ce, Police aussi, ouverture de porte (enfin cassage de fenêtre) pour entrer dans l'appart du dessus et enfin couper la flotte... Aaaaaah on va enfin pouvoir nettoyer tout ça... Et comme je leur faisais pitié avec mon balai-serpillère à franges, ils ont sorti l'aspirateur pour aller plus vite... Quant à moi, je suis arrivé au boulot avec (seulement) 15 minutes de retard... C'eût pu être pire si j'avais dû tout nettoyer tout seul...
L'essentiel est sauf dans cette affaire, seul le tapis à été relativement endommagé, avec le mur et le plafond de la salle de bain... Pour le reste, aucun appareil électrique n'a été endommage, à part un néon peut-être...
Demain, promis, je m'achète une bouée, il n'est pas question que je finisse comme Di Caprio moi...
PS: Il est à déplorer dans cette tragique affaire la malheureuse noyade d'un slip et de deux chaussettes qui auraient eu l'imprudence de se promener à proximité du canapé lorsque le sinistre a eu lieu... L'enquête est en cours pour déterminer les causes exactes de ce drame... Aucune cérémonie officielle n'est prévue, mais les trois attributs reposent aujourd'hui sur le fil à linge tendu dans ma salle de bain... N'oublions jamais...
12:25 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
12.06.2005
Mes passages à vide...
ce sont des moments bizarres... des moments de flottement où j'ai l'impression de n'avoir rien envie de faire, ni d'entendre... rien. pas une once de quoi que se soit...
ou en fait, si... le seul truc qui me fait du bien dans ces moments là, ce sont les larmes...
j'ai énormément de mal à réaliser que ce que j'écris est une partie de ma vie privée... que je dévoile...
ces mots ne resteront peut être pas là très longtemps d'ailleurs...
je pense qu'une fois ma "monotonie" (tain, pourquoi y a pas un mot convenable qui me vient en tête ?) terminée, ils partiront avec elle...
pour l'heure, ils sont là...
j'aime pas ça...
22:40 Publié dans Divers | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
