06.03.2007
C'est bientôt l'heure...
Rien n'était sorti de ces pages depuis décembre dernier, et j'avoue que moi le premier je n'avais rien de plus à ajouter ici...
Mais ce soir, un truc s'est passé... Enfin, rien de très particulier, ou de mystique, juste une envie de faire gaffe à pas recommencer les mêmes conneries qu'il y a presque cinq ans...
Mais parce que je ne me sentais pas la carrure de jouer au donneur de leçon ici même, pour les quelques gens qui lisent encore ce lieu (si si, il en reste, j'ai des stats hallucinantes qui le prouvent...), j'ai préféré laisser, une fois n'est pas coutume, la parole à ceux qui savent l'utiliser, à ceux qui savent additionner les mots pour former les phrases qui percutent.
Parce que le fascisme est passé hier, et pour qu'il ne passe plus demain, voici de quoi faire attention pour les mois à venir, si ce n'est plus... Merci de lire ces textes en particulier si vous avez pu être tenté un seul jour, une seule seconde...
Orange
Mélangeons !
Métissons !
Unies soient nos cultures
Pratiquons la raison
Bénie soit l'ouverture
Y'a tant de cons si ce n'est des prophètes
Aboyant leurs opinion nées d'idées toutes faites
Les pressions, les tensions, les temps sont assez durs
Pour laisser progresser, pavoiser les ordures
Se regarder pisser, préparons le futur !
L'identité ce n'est pas la caricature...
Mélangeons nos cultures
Pratiquons l'ouverture
Mélangeons nos cultures
Pratiquons l'ouverture
Combien de temps faudra-t-il?
Pour qu'on comprenne que rien n'est ni noir ou ni blanc
Je nie tous les extrêmes...
La mort au tournant
Combien de temps faudra-t-il?
Pour qu'on comprenne qu'on n'a pas besoin d'être noir ou blanc
Pour être un con, un imbécile ou un gland
Mélangeons nos cultures
Pratiquons l'ouverture
Mélangeons nos cultures
Pratiquons l'ouverture
La tolérance n'a rien d'un fait étrange
Mais tant le nient... Putain de mairie d'Orange !
Attention ! Innovation !
Attention ! Tradition !
Attention ! Pas de cas de fusion, d'relation, d'intrusion
A tirer la couverture trop près de soi
La moisissure naît, c'est la nature qui veut ça...
Mélangeons !
Dira-t-on encore ?
Dira-t-on encore "je n'croyais pas
Que pouvait compter ma voix" ?
Dira-t-on encore "je n'croyais pas
Que ma voix défendait mes droits" ?
Dira-t-on encore "je n'croyais pas
Que ce droit était devoir" ?
Encore et encore, les revoilà
Et parfois c'est déjà trop tard !
Faut dire qu'ils viennent comme on hante des murs ?
50 ans a peine, déjà ils se fissurent
Et se font les chants de la haine
Les cancans les plus obscurs
Au nom du sang, en rengaine
Les slogans ne sont plus murmures
Par cieux et monts les vieux démons nous observent
Des catacombes à l'ombre de nos pas
Et si dans l'homme, un con dort, de sa réserve
Si il en sort, des condors il sera le repas
Qu'on ne les voit pas, ils sont là
Qu'on ne les voit pas, ils sont là
Planent et tombent sur la proie
Diront-ils encore "je n'croyais pas
Qu'ils allaient salir l'histoire" ?
Diront-ils encore "je n'croyais pas
Qu'on ouvrait la boite de Pandore" ?
Diront-ils encore "je n'croyais pas
Qu'ils rêveraient d'ire et de gloire" ?
Encore et encore, on en est là
Savent-ils pourquoi autant sont morts ?
Faut-il qu'ils viennent comme on traîne une blessure ?
La plaie ouverte à peine que les hyènes accoururent
Les diseurs de bon aventure
Les bonimenteurs obscènes
Qui rassérènent et rassurent
Les bonnes gens de bonne graine
Faut-il qu'on ait la gueule dessus
Pour qu'on sente ce qu'est l'extrême ?
Faut-il rependre les pendus
Pour finalement qu'on comprenne
Que la liberté est un dû
Et que ça vaut bien la peine
D'honorer ceux qui l'ont voulu
Contre ceux qui le gangrènent ?
Dira-t-on un jour "je n'pensais pas
Mais l'on pensait pour moi" ?
Diront ils un jour "je n'croyais pas" ?
Diront ils un jour "je n'croyais pas" ?
Le devoir de mémoire
Le devoir de mémoire - Des brûlures de l'histoire
A l'usure des brûlures de l'histoire (l'histoire !)
A l'homme mature, on eût pu y croire (y croire)
A mesure des brûlures de l'histoire (l'histoire !)
A l'homme mature, c'est sûr on ne peut plus y croire...
Qu'a-t-on fait du devoir de mémoire ? (faut croire !)
Que pas assez connurent l'abattoir (histoire !)
De crever pour des idées illusoires (faut croire !)
Que le passé de l'homme est sans cesse recommencé...
Extermination (ce n'est pas loin !)
Discrimination (retiens le mot nation !)
Collaboration (ce n'est pas loin !)
Attention sinon (hier sera demain !)
Le devoir de mémoire - Des brûlures de l'histoire !
A ceux qui croient au front national (question !)
Se souviennent-ils de la solution (finale ?)
Car en 33, ce genre d'idéal (réponse !)
En 45, ce n'étaient que morts par millions...
A ceux qui disent préserver Marianne (c'était !)
En la violant de sa fraternité (son âme !)
A ceux qui passent vite du coq à l'âne (pour des !)
Idées qui sont à court terme le son du canon...
Extermination (ce n'est pas loin !)
Discrimination (retiens le mot nation!)
Collaboration (ce n'est pas loin !)
Attention sinon (hier sera demain !)
39/45 c'est pas loin, 39/45, c'est demain,
Non on n'est à l'abri de rien...
39/45 c'est pas loin, 39/45 ces deux mains
qui se sont transformées en poings !
Quand on s'aperçoit que des anciens votent Le Pen, la peine !
On s'aperçoit de toute la connerie humaine...
Des résistants de la dernière heure,
plus précisément des tondeurs qui oublient ce que la vie enseigne.
Paris, non Paris ne s'est pas libéré par lui-même.
Au moins retenons un point : tout le prix de la haine...
Le devoir de mémoire - Des brûlures de l'histoire
A ceux qui sont tombés pour la France (tombés !)
Quand les Français criaient "vive Pétain" (putain !)
Des Jean Moulin dans la résistance (comptez !)
Y en avait sous Vichy que les miliciens...
Aux étrangers tués sur nos plages (donnés !)
Aux mitrailleuses pour nos vies nos li- (bertés !)
Les Trente Glorieuses les combats passés (passés !)
Ils tournent la page et gueulent qu'ils repartent à la nage...
Extermination (ce n'est pas loin !)
Discrimination (retiens le mot nation!)
Collaboration (ce n'est pas loin !)
Attention sinon (hier sera demain !)...
Unis
( Ils n'ont qu'un paramètre
« être ou ne pas être »
Ils n'ont qu'une distinction
« être ou ne pas être » )
Qu'on naisse "rouge" autant que l'Apache
Qu'on naisse "noir" quand le soleil passe
Qu'on naisse "blanc" autant que je sache,
On reste "sang" pour "sang" dans la masse...
Tous sur la même terre et ce n'est que le pile ou face
Qui décide du reste mais bien humaine est notre race.
Tous sur la même terre et ce n'est que le pile ou face...
Soyons solidaires, soyons habiles et faisons face !...
Con n'est-ce pas ?
Protestant ou pas...
Con n'est-ce pas ?
Catholique ou pas...
Con n'est-ce pas ?
Musulman ou pas...
Con n'est-ce pas ?
D'en venir aux armes...
Tous sous la même terre et ce n'est que le pile ou face
Qui décide du reste mais bien humaine est notre race.
Tous sous la même terre quand la folie reste en surface,
Dans les cimetières les morts s'empilent, non ne s'effacent...
Qu'on naisse Russe ou Américain,
Qu'on naisse Suisse, Asiatique, Indien,
Qu'on naisse Serbe ou Monténégrin,
Qu'on naisse Belge, Africain, Cubain...
Tous sur la même terre et ce n'est que le pile ou face
Qui décide du reste mais bien humaine est notre race.
Tous sur la même terre et ce n'est que le pile ou face
Soyons solidaires, soyons habiles et faisons face !...
( Ils n'ont qu'un paramètre
« être ou ne pas être »
Ils n'ont qu'une distinction
« être ou ne pas être » )
Tous munis de l'envie d'exister !
Tout s'unit dans ce lit qu'est l'humanité !
Tous munis de l'envie d'exister !
Tous unis dans ce lit qu'est l'humanité !
Unis ! Unis ! Unis ! Unité !
Tel homme telle peau !
Mais de la terre est l'essence...
Tel homme telle peau !
Tout est critère de naissance...
Tel homme telle peau !
Mais de la terre est l'essence...
Tel homme telle peau ! Un seul drapeau celui de la tolérance !
Même si les salissures de l'histoire
Sont bien dures, sont si dures à ravoir.
L'existence est notre unicité.
Tolérance en nos diversités...
Unis, unis, unis dans nos sens...
Unis, unis, unis dans l'essence...
Oui, candide. Mais je m'plais à le penser...
Plus sordides seront les plaies à panser...
Solidaires dans la danse !
Solidaires dans la danse !
Solidaires dans la danse !
Dans l'existence !
La Ruda Salska
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